Quicksilver ne cherche pas à séduire immédiatement.
Le récit prend son temps, parfois même un peu trop. L’univers se met en place lentement et les premiers chapitres peinent à créer l’élan nécessaire pour accrocher immédiatement le lecteur. Il faudra patienter jusqu’au chapitre 28 pour que l’histoire trouve enfin son rythme. À partir de là, le roman change complètement de visage : les enjeux prennent de l’ampleur, les personnages gagnent en intensité et les révélations s’enchaînent avec efficacité. Une fois ce cap franchi, difficile de refermer le livre.
L’autre point qui divise concerne les scènes érotiques. Dans une romantasy, leur présence n’a rien de surprenant. En revanche, certaines descriptions s’avèrent particulièrement explicites, voire inutilement techniques. Quelques passages privilégient la démonstration au détriment de la suggestion, ce qui crée un contraste avec l’atmosphère du récit. Une approche plus subtile aurait probablement renforcé la tension et l’émotion sans nuire à l’histoire.
Malgré ces réserves, Quicksilver mérite qu’on lui laisse sa chance. Sa seconde moitié offre une montée en puissance convaincante et démontre tout le potentiel de son univers. Quant au dénouement, il frappe fort. Spectaculaire, il laisse de nombreuses questions en suspens et donne une seule envie : ouvrir le tome suivant sans attendre.

L’engouement autour du roman dépasse désormais les librairies. Face à son immense succès international, Netflix a acquis les droits d’adaptation de Quicksilver. Aucune distribution n’a encore été dévoilée, mais cette future adaptation témoigne de l’impact de l’œuvre de Callie Hart et de l’essor fulgurant de la romantasy auprès du grand public.




