J’ai eu la chance d’écouter en avant-première Polaroid, le nouvel EP du duo électro-pop Monastère, et laissez-moi vous dire que c’est une vraie petite bombe. Quatre chansons qui s’enchaînent comme des clichés instantanés : spontanées, un peu imparfaites, mais pleines de vérité.

Souvenez-vous de leur single « Hey You ! » qui tournait déjà partout. Avec Polaroid, Monastère pousse encore plus loin la fusion électro new wave et pop francophone. Réalisé par Jesse Proteau (Zagata), l’EP garde une intensité brute mais toujours cohérente. Le genre de son qui ne fait pas juste vous accrocher : il s’imprime.
Ce que j’ai entendu ?
Des morceaux qui parlent du temps qui file, des liens humains qu’on essaie de préserver, et de cette quête d’authenticité qui nous travaille tous. Mais ce qui m’a frappée surtout, c’est à quel point l’EP porte bien son nom.
Chaque chanson, c’est un peu comme quand on secoue un polaroïd entre ses doigts. D’abord, l’image est floue, presque mystérieuse, et puis les contours se précisent : une couleur surgit, un détail ressort, et d’un coup le souvenir devient palpable. Polaroid agit exactement comme ça : à la première écoute, on se laisse happer par la spontanéité, et à mesure que les titres défilent, on découvre des couches d’émotion qui se révèlent comme des teintes qui apparaissent lentement sur le papier photo.
Ce n’est pas lisse ni parfait, mais c’est justement là que réside la beauté : ces chansons gardent les traces de l’instant, comme une photo un peu surexposée ou un sourire figé dans un coin d’image. Une tracklist pensée comme une série de souvenirs à la fois intimes et universels, qu’on aurait captés au vol pour ne pas les oublier.
Pourquoi “Polaroid” ?
Parce que chaque titre se vit comme une photo instantanée. Une image imparfaite mais chargée d’émotions. Et l’univers visuel qui accompagne l’EP — inspiré des clichés Polaroid — complète à merveille cette immersion : à la fois rétro et moderne, mélancolique et lumineuse.

Et si vous n’avez pas encore croisé Monastère sur scène, sachez que le projet a été lancé juste avant la pandémie par Louis Blouin et s’est vite imposé. On les a déjà vus secouer les foules au Festif de Baie-Saint-Paul, à Saint-Roch XP ou encore au Festivent. Et croyez-moi, ce n’était qu’un échauffement.
Mon verdict ? Polaroid est une pépite. Ces quatre titres se dévoilent comme un polaroid qui se développe sous vos yeux : flou au début, puis clair, vibrant, inoubliable.
Rendez-vous le 12 septembre pour découvrir Polaroid. Croyez-moi, vous allez vouloir l’ajouter à votre playlist de rentrée.
Plus d’infos et actualités sur Monastère : https://monastere.live/




