On a beau être prévenu, il y a des absences qui font mal. Et dans le cas de la suite de Kaamelott, c’est un peu comme ouvrir son frigo en rêvant d’un reste de gâteau… pour se retrouver face à un pot de cornichons.
Perceval, alias Franck Pitiot, ce chevalier pas très finaud mais diablement attachant, n’est pas au casting. Oui, vous avez bien lu. Pas de “c’est pas faux” sur grand écran cette fois. Et non, ce n’est pas une mauvaise blague de Karadoc.

Les raisons ? Officiellement, elles se tiennent : contraintes d’emploi du temps, choix de scénario, nécessité de concentrer l’intrigue sur d’autres arcs narratifs. Officieusement… disons que c’est le genre de décision qui laisse planer un petit nuage de frustration sur la table ronde des spectateurs.
Parce qu’au fond, Perceval n’est pas juste un personnage secondaire : il est l’une des colonnes vertébrales humoristiques de Kaamelott. Celui qui transforme les dialogues absurdes en moments cultes, qui équilibre le sérieux d’Arthur par son génie de l’ineptie. Sans lui, l’univers perd un grain de folie… et c’est précisément ce grain qui faisait tout le charme de la saga.

Alors oui, le film pourra sans doute se tenir sans Perceval. Mais entre nous, ce sera un peu comme un banquet sans sanglier : techniquement correct, mais beaucoup moins savoureux.
Ce deuxième volet de Kaamelott sortira quand même en fanfare, porté par Alexandre Astier et son casting habituel. Reste à savoir si l’absence de notre chevalier maladroit préféré ne laissera pas un vide trop grand… et si, au fond, on ne finira pas tous par se dire : “c’est pas faux”.




