Québec–Montréal. Trois heures de route, un café brûlant et une playlist pleine de souvenirs. En entrant au centre Bell le 6 août 2025, on sent déjà que ce n’est pas un concert comme les autres. La salle est comble, la scène en 360 enveloppe le public, et dès l’Inception Intro, avec ses échos de Burn It Down, l’émotion se met à tourner elle aussi.

Acte I
Pas de mise en chauffe. Après Somewhere I Belong, Crawling fait déjà vibrer les gradins. Cut The Bridge et Lying From You enchaînent sans répit, et la foule répond au quart de tour. Les refrains ne sont plus seulement chantés, ils sont criés.
Puis vient The Emptiness Machine, plus lourd, presque inquiétant. La chanteuse y déploie une intensité nouvelle, comme si chaque mot la traversait.
Emily Armstrong qu’on connaît maintenant un peu, avance avec précaution sur les morceaux de Chester. Elle les habite, les respecte, sans chercher à les réinventer.

Acte II
The Catalyst lance un deuxième chapitre plus nerveux. Burn It Down rallume les lumières dans la salle, puis Up From The Bottom confirme ce qu’on devinait déjà : quand Emily chante ses propres titres, la nouvelle voix de Linkin Park prend toute la place.
Mike enchaîne avec Where’d You Go avant un Waiting For The End qui prend son temps pour exploser. Castle Of Glass flotte comme une bulle fragile, puis Two Faced bascule tout de suite dans l’énergie brute.
Joe Hahn s’offre un solo hypnotisant, suivi de Mike, seul sur scène, qui glisse un couplet d’Until It Breaks. Puis Given Up et One Step Closer viennent refermer cet acte comme une gifle.
Acte III
Lost ouvre une respiration, avant que Good Things Go ne ramène une énergie plus douce-amère. Puis What I’ve Done soulève la salle, portée par le poids de l’histoire et la force du moment.
Acte IV
Overflow surprend avec sa montée en tension, puis Numb revisité avec une intro gospel façon Numb/Encore déclenche un frisson général. In The End et Faint ferment la marche… ou presque.
Et puis le rappel démarre sur Papercut, suivi de A Place for My Head qui ravive les instincts les plus bruts du public. Heavy Is The Crown s’impose comme un passage de témoin vers la nouvelle ère du groupe. Et enfin Bleed It Out, prolongé par un clin d’œil à There They Go, termine le concert dans une transe collective.
On aurait aimé un mix plus mordant pour les guitares, mais la voix était impeccable. Claire, puissante, parfaitement portée par l’acoustique du Centre Bell.
Linkin Park ne joue pas seulement pour entretenir la mémoire. Ils avancent. Ils portent leur passé avec respect, tout en écrivant une nouvelle page. Ce soir-là à Montréal, ils nous ont prouvé que la route continue.

Linkin Park ne joue pas juste pour faire revivre des souvenirs. Ils avancent. Ils portent le passé avec respect, tout en écrivant une nouvelle page. Ils nous ont prouvé que la route continue.
Et si l’envie vous prend de prolonger l’expérience, leur site officiel linkinpark.com vaut le détour. La navigation y est hypnotisante. Un peu comme si l’écran respirait avec vous.




